ENSEIGNEMENT DES TIC AUX DEFICIENTS VISUELS


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PROBLEMATIQUE DE L’ENSEIGNEMENT DES TIC AUX DEFICIENTS VISUELS

Au départ, mon thème de recherche portait sur l’ »enseignement spécialisé du traitement de texte avec Word pour les élèves déficients visuels du secondaire: cas des élèves non-voyants« . Je l’avais structuré comme suit:

 

CHAPITRE 1: PROBLEMATIQUE DE L’ETUDE

 

Ce chapitre est axé autour de plusieurs sections. Elles vont du contexte et justification de l’étude aux contours de celle-ci, en passant par l’exposition de la situation du problème, la question, les hypothèses, les objectifs, les motivations et l’intérêt de recherche.

 

  1. Contexte et justification de l’étude

 

  1. Historique et portée des TIC

Après la deuxième guerre mondiale, les belligérants vont réfléchir sur les méthodes d’optimisation de gestion des données, leur conservation et surtout la facilitation en ce qui est des opérations de calculs des grands nombres. L’accent sera ainsi mis sur la gestion automatique des informations ; ce qui va bouleverser le monde entier quelques décennies plus tard avec l’avènement du concept de NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication) qui deviendra à la fin des années 90, TIC (Technologies de l’Information et de la Communication).

Bien que l’avènement des TIC tire ses origines des conflits mondiaux, on constate néanmoins qu’elles interviennent dans tous les secteurs d’activités humaines au point de devenir une discipline scientifique. Les TIC sont donc de nos jours intégrés dans tous les niveaux d’enseignement scolaire, académique et professionnel de sorte que comme le disait Bill Gates en Avril 2004 « les vrais analphabètes sont ceux qui ne maîtrisent pas l’outil informatique ». Cf. http//www.allafrica.com

L’informatique et les TIC étant des inventions occidentales y ont connu une expansion qui a favorisé le développement de la communication et de l’information, denrées importantes pour la réussite des entreprises. On peut à juste titre citer pour le cas des États-unis d’Amérique le projet ARPANET (Advanced Research Project Agency Network) qui vise l’amélioration des ordinateurs en réseaux ; ce qui donnera plus tard la naissance d’Internet.

 

Le traitement de l’information par ordinateur a donc pris un tournant beaucoup plus visuel où la forme devient aussi importante ou plus importante que le contenu. En fait, la forme devient un élément essentiel du contenu lui-même. Elle porte son propre message et est indissociable de la structure et de l’organisation du contenu. Plus encore, c’est la forme du document qui, en bonne partie, détermine l’intérêt du lecteur, qui le retient et le maintient ou, au contraire, l’ennuie et l’incite à aller voir ailleurs.

Cette révolution dans le traitement de l’information comporte toutefois, non seulement des défis, mais également de nouvelles avenues d’accès à l’information. Windows peut ainsi donner accès à des dictionnaires, des encyclopédies, des documents en format électronique plutôt que sur papier, sans compter le courrier électronique et Internet.

 

Cette révolution dans le traitement de l’information a d’importantes conséquences pour les personnes qui n’ont pas d’accès visuel aux documents imprimés et électroniques.

La première conséquence est que le logiciel d’adaptation doit d’abord extraire l’information textuelle de sa forme visuelle. Mais, cette information serait incomplète s’il ne nous donnait pas accès également à l’information pertinente sur sa forme, sa disposition, sa taille, son apparence, etc. qui viennent qualifier la valeur et l’importance relative de chaque élément de contenu et sont souvent essentiels à sa compréhension.

La seconde conséquence est que si l’on veut communiquer avec les autres, on devra savoir utiliser les éléments de forme pour organiser, enrichir et dynamiser le contenu. Nous vivons dans un monde où l’information est de plus en plus visuelle. Peu importe que cette évolution plaise ou non, qu’elle donne les vertiges face à ce qui nous attend dans l’avenir ou qu’elle nous rende parfois nostalgique, il n’y aura pas de retour en arrière et nous devrons nous battre pour conserver notre place et maîtriser les nouvelles règles du jeu.

 

  1. L’avènement des TIC en Afrique

Les pays en voie de développement ont accusé un retard qui de nos jours demeure un véritable handicap. Retard dû particulièrement au fait que dans ces pays, l’opinion publique a considéré les TIC comme un luxe, contribuant ainsi à traîner les pas. Grâce au phénomène de la mondialisation et à la participation des ressortissants des pays en voie de développement de la diaspora, les TIC ont progressivement commencé à attirer l’attention. C’est par exemple le cas de l’Afrique Subsaharienne où les efforts d’appropriation des TIC sont récents.

Les signes forts de cette appropriation des TIC au Cameroun ont été ressentis au plus haut sommet de l’Etat à partir des années 2001. Pendant cette période, l’inauguration de la salle multimédia du Lycée Général Leclerc va servir de détonateur pour une série du genre dans les lycées et sites pilotes des dix régions du pays. A la suite de ce dernier, une quinzaine d’établissement recevront du matériel informatique pour l’enseignement et l’apprentissage de cette nouvelle discipline qu’est l’informatique par le Chef de l’État camerounais. Dans la même perspective, le Ministère des Enseignements Secondaires fera sienne les enjeux des TIC. C’est ainsi que, le 12 septembre 2006, au moment de la rentrée scolaire 2006-2007, Catherine Abena , à l’occasion de la cérémonie d’inauguration des centres de ressource multimédia du lycée Joss et du lycée bilingue de Deido à Douala, affirmait :

« Loin d’être une salle de formation en informatique, le centre de ressources multimédia est plus précisément, un lieu de formation aux technologies de l’information et de la communication et à leur utilisation comme outils d’amélioration de la qualité de l’enseignement aussi bien pour les élèves que pour les enseignants ».

Les apprenants, le public et tout le système éducatif en général prennent progressivement conscience de l’apport des TIC sur l’apprentissage. Les TIC fournissent une revue documentaire diversifiée, une appropriation rapide et variée de l’information, etc. en sont autant d’avantages recensés. En marge de ce contexte, des opérateurs économiques vont créer des secrétariats, cybercafés contribuant ainsi au développement des TIC au Cameroun. La société civile va aussi s’inscrire dans cette mouvance. Dans « Tezembong et J. Tchuente : Briser l’écran qui sépare l’aveugle de l’ordinateur » Jean Baptiste Ketchateng, l’auteur de cet article paru dans le quotidien camerounais privé « Mutation » (avril 2009), fait parler deux aveugles leader de l’Association Nationale des Aveugles Utilisateurs du Matériel Informatique (ANAUMIC). Ils déclarent :

« Nous voudrions faire de chaque école, collège, lycée ou université qui accueille un ou plusieurs non voyants, un lieu où l`on retrouverait un ordinateur adapté à leur usage ».

Une association qui a déjà élaboré un programme d`activités sur les quatre prochaines années.

 

c) Justification de l’étude

David Fayon dans un compte rendu du groupe de réflexion sur l’enseignement des TIC au Lycée, cite Dany Hamon sur la question de savoir « Pourquoi enseigner les TIC au lycée ? ».

   La réponse de Dany Hamon qui se réfère à des études récentes sur la « génération Internet » est intéressante. Il déclare :

« Le jeune aujourd’hui est effectivement, d’après certains sociologues, un hédoniste indépendant. Il est multitâche (écoute son baladeur MP3 en même temps qu’il chatte par exemple) et a un comportement zapping. Ces informations sociologiques sont à avoir présentes à l’esprit des professeurs, la compréhension intergénérationnelle devant permettre de définir la valeur ajoutée qu’un professeur peut et doit apporter à l’élève par rapport à une « utilisation aveugle » des TIC » (2008).

Il continue :

« La révolution informationnelle (informatique et internet ou TIC à travers toutes ses dimensions) constitue le plus important phénomène de société du XXIe siècle. C’est un incontournable auquel les jeunes doivent être préparés pour mieux appréhender l’entrée dans leur vie professionnelle même si le lycée ne constitue qu’une étape. Enseigner les TIC au lycée répond à ce besoin fondamental. Dans ce contexte, et en ayant présent à l’esprit les missions de l’école, il est évident que l’école doit permettre l’égalité des chances. Celle-ci doit se traduire par l’accès pour les élèves aux ordinateurs y compris en dehors des heures de cours (avec des surveillants qui pourraient également endosser le rôle de « guide TIC » dans les salles prévues à cet effet) tout en restant dans les horaires d’ouverture des lycées. L’école doit oeuvrer pour la lutte contre la fracture numérique, chaque élève n’ayant pas accès à Internet à la maison, même si le pourcentage de non connectés à domicile va en diminuant. Au-delà de l’accès, la question est celle de l’intelligence informationnelle. Même si la recherche d’information sera plus facile dans un Web, sémantique, la capacité à recueillir, analyser objectivement et traiter de l’information en effectuant des liens logiques restera cruciale. C’est là que réside la valeur ajoutée humaine. C’est à la fois une technique et un regard critique que l’adulte – qui possède un recul et une culture – peut transmettre via l’enseignement ».

   Il ne s’agit pas simplement d’une simple lutte contre l’analphabétisation mais aussi de dispenser un enseignement qui permettent d’acquérir des fondements utilisés par la suite au-delà du lycée (poursuite d’étude et préparation de l’entrée sur le marché du travail avec des compétences TIC) et d’apprendre à apprendre grâce aux nouvelles technologies (e-learning [4] et formation par soi-même tout au long de la vie via une curiosité intellectuelle éveillée). La récompense du mérite et du talent sera à imaginer dans le cadre de l’évaluation de l’enseignement.

Un fait frappant marque l’essor de cet éveil : la carence voire l’absence totale d’outils informatiques pour apprenant non valide dans les établissements secondaires. La fracture numérique existant entre les pays du Nord et ceux du Sud touche désormais le système éducatif. Les élèves valides, autrement dits les clairvoyants sont désormais semblables aux pays développés dans les établissements scolaires. Ils ont accès à l’usage d’outils technologiques pour l’apprentissage. Les apprenants non-voyants quant à eux considèrent encore les TIC comme une utopie.

C’est ainsi que, dans  » ACCESSWORLD « , un article Paru en 2008 dans la revue américaine « Vive le libéralisme adaptée » rédigé par Deborah Kendrick, un acteur majeur de la technologie adaptée au nom de Christian David Hofstader, dévoile quelques secrets industriels. A ce sujet, il affirme avoir « travailler de très longues heures » et s’astreindre à de « longues périodes de frappe sur clavier pour rivaliser » avec ses collègues voyants qui effectuaient beaucoup moins de manipulations à l’aide de leurs clics de souris. Il est passionnément animé par le désir de dissiper certains mythes au sujet de la technologie adaptée. Le secteur inexploré des TIC demeure l’accès de ces outils à une catégorie de personnes ou d’élèves que sont les non et malvoyants. Ces derniers, frappés de la baisse de vision ou de la cécité, ont été longtemps exclus de l’utilisation des TIC ; cette exclusion n’étant qu’une autre forme de retard des minorités. Sa mise en œuvre officielle s’est matérialisée via une convention tripartite passée entre le gouvernement Camerounais et ses partenaires. Cette convention a permis la création d’un point focal qui permet l’initiation de ces Handicapés visuels aux TIC adaptées.

Dans le cadre de notre étude, nous nous sommes intéressés à cet aspect de l’informatique pour les élèves déficients visuels. Point n’est besoin de rappeler qu’à l’heure où il est prôné l’éducation pour tous et inclusive, chaque apprenant est appelé à se considérer comme maillon essentiel de ce processus éducationnel.

 

  1. Problème et question de recherche

 

Dans cette section, il sera présenté les difficultés que soulève le thème de cette étude notamment l’accès des DV aux TIC en rapport avec la pédagogie ordinaire. C’est au pied de ce problème que jaillira la question à résoudre dans cette étude.

 

a) Situation du problème de recherche

À l’heure où personne ne veut louper le train de la mondialisation, et que la technologie avance à une vitesse surprenante, on se demande si les non-voyants seront en reste. L’informatique est considérée comme étant partie intégrante du fonctionnement de chaque secteur de la vie. Ceci se vérifie dans le système éducatif camerounais (SEC) dans la mesure où les TIC ont déjà été érigés en discipline scolaire. Par contre, il existe une catégorie d’élève ayant perdu le sens de la vue : ce sont les DV. A l’observation, on peut constater que l’avènement de l’informatique a été élaboré sans tenir compte de l’approche handicap visuel. Dans cette perspective, on est en droit de se demander comment, dans le cadre du système scolaire camerounais, les élèves camerounais handicapés de la vue font-ils pour apprendre l’informatique. Autrement dit, quels sont les mécanismes qui concourent à l’assimilation des connaissances informatiques du point de vue théorique. On peut s’interroger aussi sur la qualité du matériel que ces DV utilisent. Est-ce le matériel adapté ou ordinaire ? Ayant perdu la vue, quelle est la place des autres sens dans leur rapport au savoir ?

Cette série d’interrogation nous conduit inéluctablement à la question de recherche de l’étude.

 

b) Question de recherche de l’étude

La question de recherche de l’étude s’énonce comme suit :

Comment l’utilisation des outils adaptés et de la pédagogie spécialisée facilite -elle l’apprentissage du traitement de texte chez les apprenants DV du secondaire ?

Cette question de recherche se décline en questions secondaires :

  • L’utilisation d’outils appropriés facilite-elle l’enseignement du traitement de texte aux apprenants NV ?

  • La pédagogie spécialisée est -elle nécessaire pour l’encadrement des élèves déficients visuels en informatique ?

  • Quel est l’apport des logiciels adaptés dans le processus d’acquisition des connaissances en informatique par les élèves DV ?

 

 

  1. Hypothèse de recherche

 

Les hypothèses de recherche sont divisés en deux parties : l’hypothèse générale et les hypothèses secondaires.

 

  1. Hypothèse générale

Dans le cadre de notre étude, l’hypothèse générale s’énonce comme suit :

La transmission des connaissances relatives au traitement de texte chez les apprenants NV se fait par l’utilisation des outils adaptés, l’usage d’une pédagogie spécialisée, de la synthèse vocale et du matériel tactile.

 

  1. Hypothèses spécifiques

Cette hypothèse générale se décompose en trois hypothèses spécifiques.

  • L’utilisation d’outil approprié est de nature à faciliter l’enseignement du traitement de texte chez les non-voyants ;

  • L’utilisation des techniques spécialisées renforce l’acquisition des connaissances relatives au traitement de texte chez les non-voyants ;

  • Les ressources numériques appropriés et spécialisées augmentent les performances scolaires en rapport avec le traitement de texte chez les apprenants non-voyants.

Toutefois, une recherche sans objectif serait incomplète.

 

  1. Objectifs de recherche

 

L’objectif de cette recherche se divise en deux grands groupes : l’objectif général et les objectifs spécifiques.

 

  1. Objectif général

Cette recherche vise à montrer comment l’élève non-voyant, grâce à une pédagogie adapté et au matériel spécialisé, est capable de se servir en toute autonomie du logiciel Word pour le traitement de texte. Il s’agit ici pour nous de chercher le lien qui existerait entre les méthodes pédagogiques d’enseignement et l’accès des non-voyants au traitement de texte sur ordinateur par l’usage des autres sens que la vue.

Cet objectif général se décline en objectifs spécifiques.

 

  1. Objectifs spécifiques

Nous comptons en menant cette étude, parvenir à :

  • Montrer que les NV constituent une catégorie d’élèves dont la scolarisation est nécessaire ;

  • Montrer que certaines matières jadis réservées au clairvoyant (élèves normaux), sont enseignées également aux élèves DV ;

  • Montrer que la discipline informatique constitue un enjeu énorme pour non seulement l’acquisition des connaissances au niveau scolaire mais également pour l’intégration socioprofessionnelle et du multiculturalisme en milieu scolaire ;

  • Présenter un éventail de matériel et de pédagogie spécialisée propice à l’enseignement des TIC;

  • Concevoir et réaliser des supports de travail relatif aux TICE pour déficient visuel ;

  • Susciter une orientation de politique du secteur des enseignements secondaires pour une prise en compte de l’approche handicap visuel dans le canevas des enseignements des TIC ;

  • Susciter l’implication des enseignants dans le processus dans l’encadrement des élèves DV ;

  • Susciter une sensibilisation des enseignants du Cameroun sur l’encadrement des élèves DV ;

 

 

  1. Motivation de recherche

 

Des facteurs déterminants ont conduit à porter notre choix sur le thème de notre étude. En fait, depuis novembre 2007, et à la suite de notre admission à l’École Normale Supérieur (ENS) de Yaoundé I, que nous nous sommes davantage rapproché de l’informatique. Par ailleurs, au cours de notre passé scolaire notre environnement amical était plus constitué des aveugles. Ce qui nous a poussé a avoir une fréquentation régulière de ces derniers. Notre surprise de voir les non et malvoyants utiliser l’outil informatique nous a paru irrésistible d’étudier comment la réussite dans cette discipline se passe. De plus, l’envie de maîtriser l’écriture braille afin de mieux rendre service à ces déficients visuels à milité en faveur de ce choix.

 

 

  1. Intérêt de l’étude

 

Ce travail devrait aboutir sur les retombées scientifiques d’une recherche et leur impact positif dans la société et le système éducatif. A ce titre, cette étude revêt à la fois un intérêt scientifique, pédagogique et didactique.

 

a) Intérêt scientifique

Du point de vue scientifique, l’intérêt de cette recherche est méthodologique en ce sens qu’elle constitue un exercice pratique pour notre familiarisation à notre activité future. A cet effet, la recherche sur l’accès des élèves non-voyants au traitement de texte sur ordinateur, nous a permis d’utiliser des méthodes de collecte de données de terrain dans l’optique de mieux saisir scientifiquement les situations d’encadrement de cette catégorie d’élèves.

 

b) Intérêt pédagogique

D’autre part, un intérêt pédagogique du moment où nous voulons attirer l’attention des membres du système éducatif sur les méthodes pédagogiques susceptibles d‘aider les élèves non-voyants à accéder au traitement de texte en se servant du logiciel Word. Du point de vue pédagogique donc, cette étude est fondée dans la mesure où elle nous permet comprendre quels sont les techniques qui permettent une transmission aisée des connaissances aux déficients visuels. A ce niveau, la richesse de ce travail de recherche s’avère établie au regard du caractère original de l’approche pédagogique utilisée. En effet, il est question ici, pour chaque enseignant, d’avoir du tact pour un meilleur encadrement des apprenants spéciaux. Cela nous a conduit à réaliser que dans ce processus pédagogique, l’accent est surtout porté sur les « représentations mentales » chez les aveugles, en vue de pouvoir illustrer l’abstrait à partir du réel et inversement. .

c) Intérêt didactique

 

L’intérêt didactique trouve sa raison d’être dans ce travail lorsqu’on s’attelle à trouver les méthodes d’apprentissage du traitement de texte pour l’apprenant déficient visuel, conçu par l’enseignant en fonction de son expérience professionnelle. Cet intérêt didactique permettra également au système éducatif camerounais de prendre davantage en compte les élèves déficients visuels en ce qui est de l’usage de l’outil informatique. Ceci en dotant par exemple, les établissements scolaires qui prennent en charge cette catégorie d’apprenants des moyens matériels et humains appropriés, pour les sortir de l’analphabétisme du troisième millénaire et favoriser par le même coup leur scolarisation.

 

d) Intérêt juridique

L’autre intérêt de cette étude, et non des moindres, est juridique au sens de l’égalité des chances pour l’accès à l’éducation. En ce sens que par respect à la déclaration des droits universels de l’homme, tous ont les mêmes chances à l’éducation. Cette dimension juridique et scolaire viendra donner corps à la convention des Nations Unies relative aux droits humains des personnes handicapées, adoptée en 2006. Il viendra une fois de plus, donner sens à l’éducation inclusive.

 

  1. Délimitation de l’étude

 

Cette section porte sur les contours théoriques, spatiaux et temporels de nos investigations.

 

  1. Délimitation théorique

Un sujet de recherche sans la circonscription d’un champ précis serait incomplet. Notre étude s’inscrit dans le cadre de l’évolution TIC en général et de l’outil informatique adapté au handicapé visuel en particulier. Cette circonscription nous invite ainsi à focaliser une attention particulière sur les TIC, avant de rechercher comment se présente son aspect adaptatif à la déficience visuelle.

 

  1. Délimitation spatio-temporelle

Notre étude s’inscrit dans le cadre de l’année académique 2008-2009 et concerne les élèves non-voyants scolarisés en enseignement secondaire ordinaire des établissements de la ville de Yaoundé.

 

Dans ce chapitre basé essentiellement sur l’exposition de la problématique et de recherche, nous avons présenté tour à tour le contexte et justification de l’étude, la situation du problème de recherche, la question de recherche suivie des hypothèses. Nous avons également évoqué les objectifs, les motivations et intérêts de l’étude. Ce chapitre au demeurant, nous a édifié sur le bien fondé ou la raison d’être de la présente recherche. La suite du travail sera portée sur la définition des différentes expressions utilisés au cours de cette recherche, ainsi que les différentes écoles théoriques utilisée pour nous positionner sur le champs scientifique.


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